Fresnes : un an après son ouverture, l’école Barbara arrive déjà à saturation

A peine sortie de terre et déjà pleine ! Ouverte à la rentrée 2013, l’école primaire (maternelle et élémentaire) Barbara, située rue Henri Barbusse derrière le collège Saint-Exupéry, arrive déjà totalement à saturation. Sous la pression des parents d’élèves et de l’équipe enseignante, l’Éducation nationale a heureusement accepté d’ouvrir une 12ème classe à la rentrée 2014, afin de pouvoir accueillir tous les élèves qui relèvent de cet établissement selon la carte scolaire révisée le 6 mars 2014, consultable sur le site de la mairie (attention, il faut cliquer sur 2ème icône calque en haut de la carte, puis sélectionner carte scolaire maternelle ou primaire pour afficher le plan). Faute de place suffisante dans les locaux, cette nouvelle classe a été installée… dans la bibliothèque, qui a du coup disparu !

Malgré cette ouverture, et après un démarrage en douceur l’an dernier, les classes s’avèrent totalement s
urchargées.En moins d’un an, l’école est passée de 250 élèves à 323 élèves (+29%).

La situation est particulièrement critique en maternelle :
 > 2 classes de petite section avec respectivement 29 et 32 élèves
> 1 classe de moyenne section de 31 élèves
 > 1 classe de moyenne et grande section à 30 élèves
> 1 classe de moyenne et grande section à 29 élèves
 Soit un total de 151 écoliers et une moyenne de 30,2 élèves par classe, largement au-dessus de la moyenne de l’Education nationale à  25,8 élèves par classe en maternelle.

En élémentaire, les effectifs sont satisfaisants (sauf en CM1 et CM2), tout du moins pour l’instant :
> CP : 21 élèves
> CP : 21 élèves
> CP/CE1 : 20 élèves
> CE1 : 26 élèves
> CE2 : 26 élèves
> CM1 : 29 élèves
> CM 2 : 29 élèves
Soit un total de 172 élèves et une moyenne de 24,6 élèves par classe (contre 22,8 par classe en moyenne au niveau national selon les derniers chiffres publiés par l’Education nationale).

Mais le nombre d’élèves en élémentaire risque fort de grimper rapidement et les classes de devenir surchargées pour deux raisons :
1/ les nombreux élèves de maternelle vont grimper en élémentaire ;
2/  un nouvel immeuble situé derrière l’école et actuellement en cours de construction devrait être livré en novembre 2014. Les enfants qui y habiteront viendront donc rapidement gonfler les effectifs.

Sans une révision de la carte scolaire, l’école devrait accueillir 351 élèves au minimum en 2015, selon les estimations de la direction de l’école. Soit une moyenne de 29,25 élèves par classe ! Dont 60% d’élèves issus de milieux sociaux dits « défavorisés » , d’après les chiffres de la direction de l’école calculés selon l’adresse des parents d’élèves, 37% selon le recensement sur la base de la profession fait par la municipalité…

Selon les associations de parents d’élèves, les élèves et l’équipe enseignante souffrent d’un manque cruel de place. Notamment dans le réfectoire, obligeant les grands sections de maternelle à attendre un deuxième service et à reprendre les cours au mieux à 13h30, ce qui laisse peu de temps pour le travail scolaire (moins de deux heures hors récréation, l’école finissant à 15h45 avec la réforme des rythmes scolaires). Selon les associations de parents d’élèves, les animateurs du périscolaire disposeraient d’un nombre très limité de salles (salle de motricité, gymnase, salle périscolaire, salle audiovisuelle) pour réaliser les activités. Ils disposent aussi de la cour, ce qui risque de poser des problèmes lors de l’arrivée de l’hiver.

Le 11 juin 2014, le directeur de l’école a rencontré le Maire, Jean-Jacques Bridey et l’adjoint en charge de l’enseignement Philippe Vafiades pour tirer la sonnette d’alarme. Le directeur de Barbara s’inquiétait d’une évolution incontrôlée des effectifs « si le périmètre scolaire n’était pas revu pour une meilleure maîtrise des effectifs et pour une meilleure mixité sociale ».

Sans compter qu’à cette surcharge, s’ajoutent un certain nombre de malfaçons dans ce bâtiment pourtant flambant neuf : fissures, fuites, peintures dégradées, carrelage glissant, balcons insuffisamment sécurisés en maternelle, etc… A savoir, lors du dernier conseil d’école le 3 juin 2014, 57 demandes de travaux avaient été recensées dans le dernier compte-rendu du conseil d’école. Pour l’instant, la municipalité est restée sourde à toutes les alertes des parents d’élèves et de l’équipe enseignante lors des conseils d’école.

Le cas de l’école Barbara soulève une interrogation plus globale sur la politique scolaire de la ville. Depuis quelques années, la municipalité en place souhaite remplacer les groupes scolaires vieillissants  par des petits établissements de quartier. Comment maîtriser les flux de population et les effectifs de ces petites écoles ? Comment assurer une bonne mixité sociale sur des périmètres géographiques restreints ? Même constat pour le groupe scolaire Théodore Monod, qui risque d’être aussi rapidement sous-dimensionné, quand l’éco-quartier de la Cerisaie sera totalement habité… Espérons que les élus sauront tirer les leçons de l’expérience Barbara pour les futures constructions et un éventuel changement de la carte scolaire.

5 réflexions sur “Fresnes : un an après son ouverture, l’école Barbara arrive déjà à saturation

  1. Même constat au groupe scolaire Marguerites-Monet si ce n’est pire. + 60 élèves aux Marguerites cette année, moyenne de 29,8 par classe (PS et GS à 31) un petit réfectoire et des enfants qui remontent en classe à 14h. Le conseil d’école au mois de mai avait alerté la mairie sur l’impossibilité de faire manger tant d’enfants en 1h30, selon le compte rendu Mr Vafiades avait assuré pouvoir « fluidifier le service ».

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  2. Mine de rien, faisons un petit calcul :
    – il y a 180 jours d »école dans l’année. Sur ces 180 jours, environ les 4/5 sont des journées pleines (on enlève les mercredi) , ce qui donne 144 journées pleines dans l’année
    – en commençant à 14h au lieu de 13h30, les enfants perdent une demi-heure d’enseignement par jour, soit, si la situation perdure : 144*0,5 = 72 heures perdues
    – soit 13 journées pleines d’éducation qui partent en fumée (une journée pleine donne 5h15 d’enseignements : 3 heures le matin et 2h15 l’après-midi)

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  3. Même constat aux Blanc Bouleaux : 280 élèves environ pour 9 classes (3 de chaque niveau) soit 31.11 par classe
    Classe de PS : 2 de 30 et 1 de 28
    En mars une quatrième classe avait été annoncée en PS car au moins 110 élèves était attendus. Certains ont dus être resectorisés sur Barbara …
    Au vue des emménagements de jeunes couples dans la peupleraie, cela n’ira pas en s’arrangeant…
    Et également embouteillage au réfectoire…
    Avant la réforme les PS allait au réfectoire un peu avant 12h afin de faire deux services, aujourd’hui c’est interdit. Et cela décale la sieste des petits ‘avant 12h40/16h00 max pour les gros dormeurs, maintenant c’est 13h20/15h30 max) car il faut qu’ils soient prêt pour le « transfert » au TAP

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  4. Selon le conseiller municipal M. Helbling, l’Education Nationale porte une part de responsabilité sur la situation à Barbara comme on peut le lire dans un article de son blog « Fresnes, place des ateliers », article qui par ailleurs ne porte aucune réflexion sur la politique de la municipalité à propos de la construction de petites écoles.

    Je cite le conseiller :
     »
    ce sont les équipes pédagogiques qui décident de la façon de répartir les enfants entre les différents niveaux d’apprentissage. Ainsi ce que l’on appelle « la structure » d’une école relève exclusivement de la responsabilité de l’Education nationale.(…) Cela dit il serait sans doute possible de revoir la structure des classes sur l’ensemble de l’école Barbara qui possède la moyenne la plus faible en élémentaire.
    « 

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  5. L’école Monod va connaître d’ici peu les mêmes problèmes . Elle est déjà complète avec des effectifs de 30 dans certaines classes. Une très très mauvaise conception du bâtiment avec une maternelle au 1er étage obligeant des enfants de deux ans à monter et descendre plusieurs fois par jour des escaliers . Leur réfectoire étant également au rez de chaussée alors que le self des primaires est lui au premier. Les petits passent donc une grande partie du temps dans les escaliers .
    Le bâtiment est mal conçu et beaucoup de mal façons, fissures, traces d’humidité fuite. Comme aucune anticipation n’a été faite concernant les futures arrivées dans les logements proches, la bibliothèque la salle de musique et la salle d’arts plastiques seront-elles des salles de classe ? Avec 10 classes de primaire l’école Monod est déjà invivable compte tenu de l’espace !!!. Un seul escalier ! Un puits de lumière qui est un véritable puits de bruits: cris et pleurs des petits, parents bruyants…
    Ces écoles ne sont pas faites pour les enfants, les conditions de travail y sont déplorables.
    Et les élus faisant de la politique à très court terme, n’ont pas imaginé les deux années à suivre.

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