Fresnes : vers une carte scolaire très très flottante

Pour résoudre les problèmes de sureffectifs dans les écoles fresnoises, la municipalité a trouvé la solution: mettre en place une carte scolaire flottante. Un système loin de faire l’unanimité et qui pose nombre de questions.

Trois zones sont concernées par ces secteurs dits « flottants » :

  • au nord de Fresnes : les enfants qui habitent dans le triangle entre la rue Emile Zola, la rue Jean Moulin et la rue des Frères Lumière, iront soit dans le groupe scolaire Marguerites-Monnet (situtée près du stade de la Paix), soit Tulipes-Frères Lumière (située près du centre pénitentiaire), selon les capacités d’accueil des établissements ;
  • sur Fresnes sud : ceux qui habitent la résidence du Val-de-Bièvre, ainsi que les numéros 32 à 54 de l’avenue de la République seront scolarisés soit à l’école primaire Barbara (qui comprend une école maternelle et une école primaire, située derrière le collège Saint-Exupéry), soit sur le groupe scolaire Blancs Bouleaux – Pasteur – Roux localisé sur le domaine de la Peupleraie ;
  • sur Fresnes centre : ceux qui habitent résidence des Gémeaux et allée de la Butte Fleurie seront affectés soit à l’ école élémentaire Théodore Monod (située près de l’A6) soit à l’école Robert Doisneau installée dans le quartier des Thibaudes.

Concrètement, cela signifie que les enfants qui habitent un même immeuble ou un même quartier situé dans l’un de ces secteurs flottants n’iront pas forcément dans le même établissement scolaire.

Comment se fera, alors, le choix de l’établissement ? D’après les informations transmises aux associations de parents d’élèves lors de deux réunions organisées à ce sujet courant janvier par la Mairie, les familles concernées pourraient sélectionner les écoles dont ils dépendent par ordre de préférence, lors de l’inscription de leur enfant en maternelle ou en élémentaire (soit en petite section, soit en CP, soit lors de leur première inscription pour les nouveaux arrivants),. La décision d’affecter l’enfant dans tel ou tel établissement reviendrait à la Mairie, selon les capacités d’accueil.

C’est pour l’inscription du deuxième (3ème, 4ème et plus) enfant que le choix de l’établissement est encore plus épineux. Initialement, la Mairie avait prévu la règle suivante : le cadet d’une famille ne serait pas systématiquement inscrit dans l’école de son aîné. L’aîné pouvait soit continuer sa scolarité dans son établissement initial, soit rejoindre l’école de son petit frère ou de sa petite sœur. Résultat pour les familles : soit elles acceptaient d’avoir des enfants scolarisés dans 2 écoles différentes, soit elles regroupaient les enfants dans l’école du petit dernier. Une situation nullement satisfaisante pour les associations de parents d’élèves. Dans les récents conseils d’école, la Mairie aurait donc accepté de revoir sa copie : les cadets pourraient finalement suivre leurs aînés. Rien n’est toutefois précisé à ce sujet dans la délibération qui sera présentée à ce sujet en conseil municipal le 2 avril, et que nous avons pu consulter.

Les parents pourront-ils demander des dérogations ? Là encore, les règles ne sont pas encore très claires et ne sont pas écrites noir sur blanc. L’an dernier, seules 10 dérogations ont été acceptées sur 100 demandes, suite à une commission dédiée dans laquelle siègent les représentants de la mairie et de l’Education nationale. Deux ont été accordées à des enfants porteurs de handicaps ; les autres à des familles qui allaient venir s’installer à Fresnes et qui avaient fourni un acte notarié. Selon les dernières informations transmises par la Mairie aux associations de parents d’élèves, les attributions de dérogation ne devraient pas être beaucoup plus souples suite à la mise en place des secteurs flottants.

Dans les faits,le principal danger lié à la mise en place de ces secteurs flottants est que les élèves deviennent des variables d’ajustement pour éviter des ouvertures ou des fermetures de classe. Pas sûr, non plus, qu’ils suffisent à absorber l’afflux d’enfants nouvellement scolarisés sur Fresnes.

Cette nouvelle carte scolaire sera présentée en conseil municipal le 2 avril prochain. Et sauf retournement de dernière minute, devrait être adoptée.

Cliquez sur la carte pour mieux visualiser ces zones flottantes, en violet ci-dessous. Pour voir le nom des écoles les plus proches de chez vous, il suffit de cliquer sur l’épingle bleu en forme de goutte d’eau.

carte scolaire flottant

En violet, les secteurs flottants à Fresnes. Les élèves vont dans l’une ou l’autre des écoles du quartier, selon les capacités d’accueil.

Pour rappel, les écoles Roux-Pasteur-Blancs Bouleaux, ainsi que Capucines, voire Doisneau, sont par ailleurs amenées à être reconstruites et déplacées, si l’on en croit les récents résultats de l’étude urbaine Fresnes 2030.

16 réflexions sur “Fresnes : vers une carte scolaire très très flottante

  1. Il n’y a malheureusement pas de solution miracle et ces zones flottantes sont un moindre mal pour gérer l’existant (incapacité d’accueil supplémentaire au sein de certains groupes scolaires) dans l’attente des nouvelles écoles à l’horizon 2020. Plus inquiétante sans doute la situation au nord ou aucune nouvelle école n’est envisagée et ou la carte scolaire flottante à vocation à devenir pérenne. Une situation qui découle de la situation particulière de la prison de Fresnes important employeur de la ville et de ses effectifs fluctuants (… et je ne parle pas là des prisonniers :-)).
    Enfin si la délibération ne précise pas la situation particulière des fratries, il est toujours possible de solliciter une précision sur le sujet de la part des élus sachant que la question et le réponse sont retranscrits dans le compte-rendu du Conseil Municipal.

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  2. @ Kasper Juul : « Enfin si la délibération ne précise pas la situation particulière des fratries, il est toujours possible de solliciter une précision sur le sujet de la part des élus sachant que la question et le réponse sont retranscrits dans le compte-rendu du Conseil Municipal. »

    Par vous peut être ? Et à quel titre ? …

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  3. Le problème essentiel, c’est que l’arrivée des nouveaux habitants, notamment sur l’écoquartier, a été mal anticipée.
    L’ école Barbara ouverte il y a 2 ans est trop petite compte tenu de l’augmentation de la population, celles de Monod et Coquelicots doivent absorber tous les nouveaux habitants de l’écoquartier. Les écoles Bastié et Bleuets, elles, ont été rasées. Bref il semble manquer au moins une école sur Fresnes, et ce pour plusieurs années malheureusement…

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  4. De la part d’un élu siégeant au sein du conseil bien sûr. Il est toujours possible de trouver quelqu’un de bonne volonté disposé à poser une question si celle-ci est légitime 😉

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  5. Il ne faut pas hésiter à venir au conseil municipal. En fin de séance on peut avoir la chance, en tant qu’auditeur, si on est pas endormi par le blabla et la chaleur, car çà va vite, prendre la parole et poser sa question ou exprimer sa requête ou son coup de gueule. Même si ces minutes là ne sont pas enregistrées, au moins çà a le mérite d’être dit par un citoyen directement aux élus, et surtout du Député-Maire. Et il a besoin que les gens lui disent des choses, il est tellement loin de nous…

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  6. Est-ce qu’au moins on a la garantie que pour l’année prochaine chaque école aura un nombre d’élèves correct avec ce nouveau système ?
    Connaît-on l’impact chiffré de cette décision ?

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  7. L’instauration des zones flottantes a effectivement pour objectif de faire passer les effectifs sous les seuils de 30 élèves par classe en maternelle et de 27,5 enfants en élémentaire. Je ne pense pas que le nombre d’élèves sera alors considéré comme « correct » car c’est encore certainement beaucoup trop, disons que ce sera « légal ». L’impact chiffré reste très faible, quelques dizaines d’enfants concernés. Mais pour la zone flottante sud, 5 enfants de moins à Théodore Monod cela permet de passer de 30 à 27,5 sur deux classes de CP sans pour autant dépasser cette barre fatidique à Doisneau ou les effectifs étaient jusqu’ici inférieurs (moins de 25 élèves par classe). Sauf que Doisneau est une école ou la mixité sociale est faible pour ne pas dire inexistante et ou 25 élèves c’est déjà beaucoup pour permettre un travail de qualité des enseignants.
    Mais peut être que l’Education Nationale dans sa grande sagesse … saura permettre l’ouverture (quand c’est possible en fonction des locaux) … dès septembre (et non pas en décembre comme cette année) des classes nécessaires. On peut rêver !

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  8. Le système de zones flottantes semble nécessaire sur Fresnes tellement la « gouvernance » actuelle c’est mise (à mise les enfants scolarisés par là même) dans une situation inextricable et intenable par manque de vision et d’anticipation.
    Cette « solution » de zones flottantes nous a été présentée comme provisoire face a une crise terrain explosive.
    Malheureusement le budget sur l’investissement structurel présenter en Conseil Municipal ne nous donne que confirmation sur ce provisoire qui va durer. Et le provisoire qui dur c est le pire! Nous avons de multiple exemple quotidien…
    Hors ces zones flottantes ne sont efficaces qu ‘a condition de maitriser tous les éléments périmétriques, ce qui loin d être le cas pour Fresnes en ce moment.

    Pour expliciter ma vision, je vulgariserais sous la forme « ménagère » la chose.
    Je m’excuse par avance si certains de mes thermes pourraient heurter quelques personnes.

    La zone flottante fonctionne sur le principe des vases communicants avec deux récipients (les zones) et le fluide (les enfants).
    La ménagère peut agir sur le sens d écoulement de ce fluide (sectorisation) malheureusement quand les deux récipients sont pleins à ras-bord et que le fluide ne cesse d’augmenter et bien cela DÉBORDE.
    Deux solutions s’offrent alors à la « ménagère » :
    -Soit couper l’arrivée de fluide supplémentaire, mais cela voudrait dire contrôle de la démographie = impensable puisque en croissance sur toute l Ile De France, mais aussi perte de revenus financiers possible pour la mairie (impôts).
    -Soit rajouter des récipients supplémentaires pour contenir le volume de fluide grandissant, c’est à dire écoles supplémentaires (ou plus grandes) sur un même territoire.
    Malheureusement là encore cela ne semble pas être la politique actuelle de cette municipalité bien au contraire!

    Il va bien falloir trouver une ou des solutions pérennes (+10 ans) à la situation qui n’est pas unique en IDF, bien que c’est ce que les services de la mairie mais aussi l’IEN souhaitent nous faire croire, car des exemples (+démographie/ Renouvellement Urbain) bien concrets existes en communes proches que ce soit sur le 94 ou le 92!
    Merci de votre attention et bonne cuisine.
    Cordialement.

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  9. Oui, …mais non en fait, …. parce que vous faites une erreur importante, qui fausse tout le raisonnement.
    Vous parlez ici de « seuils » en-dessous desquels il faudrait passer ou rester.
    En dessous de 30 élèves par classe en MATERNELLE, et en dessous de 27.5 en ÉLÉMENTAIRE.
    Puis, un peu plus loin, vous prenez un exemple précis en vous référant à un NIVEAU DE CLASSE ( plus exactement à 2 classes de CP sur l’école Monod).
    Mais jamais le calcul n’est fait de cette façon par une académie, ainsi votre calcul est non pas faux, mais hors sujet.

    Le seul calcul que fait l’Education Nationale, c’est la division du nombre total d’élèves par le nombre total de classe dans l’école, indépendamment de toute autre considération.

    Imaginons une école maternelle dans laquelle il y a 75 élèves.
    Quand l’académie va décider combien elle doit prévoir de classes dans cette école, elle ne prendra en considération que le total de 75.
    hypothèse : 2 classes ………………….. 75/ 2 = 37.5 élèves par classe en moyenne, c’est trop haut
    hypothèse : 3 classes …………………….. 75/3 = 25 élèves par classe en moyenne, OK
    hypothèse : 4 classes …………………….. 75 /4 = 18.75 élèves par classe en moyenne, c’est trop bas.

    Il y aura donc 3 classes dans cette école.

    Ensuite, dans l’école, le conseil des maîtres va répartir les élèves dans ces trois classes.
    Si un heureux hasard fait que 25 sont des petits, 25 des moyens et 25 des grands, la répartition ne va pas être un casse-tête.
    Mais s’ils sont : 36 petits, 20 moyens et 19 grands ( ce qui n’est pas complètement fantaisiste), ça devient plus difficile…
    Faut-il faire une classe de petits à 36 ( !! ) pendant qu’une classe de grands sera à 19 ?
    Y a-t-il dans une de ces classes un ou des enfants qui ont un profil particulier qui nécessite de s’adapter ( un élève de chez les moyens qui commence à savoir lire, et donc serait mieux dans une classe de moyens-grands, ou bien un élève porteur d’un handicap qui fait que sa classe doit absolument être dans telle ou telle salle, mais cette salle ne peut pas accueillir plus de 25 enfants …).
    Si on fait des classes à double-niveau, quels niveaux vaut-il mieux regrouper, selon quels critères, les locaux le permettent-ils ? Est-ce qu’un membre de l’équipe enseignante va quitter l’école en cours d’année et comment anticipe-t-on ce départ, est-ce qu’un enseignant stagiaire va intégrer l’équipe, comment prend-on en compte sa spécificité, etc…. ?

    Dans votre calcul, vous avez considéré soit 60 élèves de CP à répartir sur 2 classes ( sans nouveaux secteurs), soit 55 élèves à répartir sur deux classes de CP ( avec nouveaux secteurs).
    Mais jamais personne à part vous dans ce commentaire, ne compte les élèves en fonction de leur niveau de classe.
    Et personne ne peut prédire que tous les enfants de Cp, qu’ils soient 55 ou 60 seront répartis sur 2 Cp et pas sur 1 Cp « seulement Cp  » et deux autre autres classes en double-niveau.

    Il n’existe qu’un seul calcul mathématique : nombre total d’élèves de l’école divisé par nombre de classes.

    Ce n’est qu’après cette étape purement comptable au niveau de l’académie, qu’on prend en considération localement, dans l’école, le profil des élèves et des classes, les locaux, l’équipe enseignante,etc…

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  10. « Mais peut être que l’Education Nationale dans sa grande sagesse … saura permettre l’ouverture (quand c’est possible en fonction des locaux) … dès septembre (et non pas en décembre comme cette année) des classes nécessaires. On peut rêver !  »

    La gestion des postes de l’éducation nationale n’obéit à aucune sagesse : l’académie a de moins en moins de personnel et doit couvrir son territoire avec. Et s’il y a de moins en moins de personnel c’est afin réduire les dépenses publiques, ce qui est le crédo de beaucoup de monde. Si sur Fresnes en 2014 une classe avait été ouverte en septembre, avec très peu d’élèves mais en prévision de leur arrivée en cours d’année, cela se serait fait au détriment d’une autre classe du département qui aurait été surchargée dès le départ. De même que l’ouverture en décembre s’est faite au détriment des postes de remplaçants, ce qui conduit à une situation très difficile actuellement sur la ville. Il n’y a là pas de quoi « rêver ».

    Quant aux locaux, que vous évoquez fort à porpos : justement, c’est le coeur du problème pour au moins trois écoles de Fresnes, où il y a des élèves, il pourrait y avoir un enseignant, mais il n’y a pas de salle ! Ou alors, il y a des élèves, des enseignants, des salles de classe … mais on ne pourra pas faire manger tout le monde à la cantine ou mettre tout le monde à l’intérieur pour les TAP. Pendant ce temps, d’autres écoles ont 3 ou 4 salles vides et ont perdu des postes au cours des 4 dernières années.

    Là encore, rien à voir avec la « grande » ou « petite » sagesse de qui que ce soit, mais des décisions politiques contenant des erreurs d’anticipation ou une mauvaise connaissance des dossiers et des procédures.

    Si un élève n’est pas comptabilisé en mars-avril dans les effectifs de la rentrée à venir d’une école, sa présence n’est pas prise en compte dans le calcul du nombre de classe dont disposera cette école.
    C’est la règle, dans tout le pays. Le val de Marne n’y échappe pas, Fresnes non plus.

    D’où mon interrogation : est-on en mesure, à ce jour, de dire combien il y aura d’élèves dans chaque école à la rentrée prochaine sur Fresnes, puisque cette information est essentielle ?

    Fausse interrogation, je vous le concède : je sais que la réponse est NON.

    Les décisions sont prises ces jours-ci à Créteil ( entre le lundi 30 mars et le mardi 7 avril, c’est là que tout se joue pour l’an prochain pour le nombre de classes d’une école) pour toutes les villes du département.
    Or, sur Fresnes les secteurs ne sont même pas encore votés en conseil municipal, et le décompte du nombre d’enfants déplacés n’est pas fini.
    L’académie travaille sur des chiffres faux car incomplets, et sur les seuls secteurs qui existent légalement à ce jour : ceux qui ne sont pas flottants.

    Alors, oui, c’est difficile, c’est très technique.
    Comment font les autres villes ? Que font-elles qui n’est pas fait à Fresnes, pour être, elles, en mesure de fournir ces chiffres, ce dont Fresnes est incapable pour le troisième année consécutive ?

    La réputation d’une ville auprès des services académiques ( qui ironisent lorsque la situation de Fresnes arrive à l’ordre du jour) m’importe assez peu, mais les conséquences pour les élèves sont sérieuses.

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  11. je ne comprends pas vos arguments @pistache, le maire l’a dit en conseil municipal, les locaux sont là, y a plus qu’à l’éducation nationale de créer des postes et d assouplir la structure des classes ( mélanger des niveaux): cela s entend ici :

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  12. Oui Pistache, … tout à fait d’accord avec la démonstration parfaitement maîtrisée et visiblement en pleine connaissance du sujet 🙂 J’ai voulu faire de la vulgarisation, … me voilà pris par la patrouille. Mea culpa, mea maxima culpa !
    En citant l’exemple des 5 enfants concernés pour la rentrée 2015 sur Doisneau au lieu de Monod je voulais juste faire comprendre que le dispositif ne s’appliquait qu’au CP et qu’il faudra attendre 5 ans pour que cela touche l’intégralité d’une école élémentaire. L’effet des zones flottantes risque fort d’être limité en année 1.
    Et actuellement l’intention que je prête (faire baisser les effectifs sous les seuils) est davantage celle des équipes municipales en charge du sujet et non de l’Education Nationale qui attends les chiffres exacts pour appliquer ses règles en vigueur, règles que vous avez parfaitement décrites.

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  13. Banks, vous, vous faites semblant de ne pas comprendre. Pour avoir l’occasion de placer cet enregistrement, qui est une excellente piqûre de rappel.

    Ceux dont on entend les voix, eux, font-ils semblant ou ne comprennent-ils réellement pas ?

    Dire que l’académie devrait « ouvrir des classes » en cours d’année scolaire, c’est très drôle.
    Puisque, en l’espèce, « ouvrir une classe » veut dire  » nommer un enseignant ».
    Ceux qui disent cela pensent donc qu’il y aurait , quelque part ( où?), des enseignants de maternelle ou d’élémentaire sans poste, qui attendraient qu’on les nomme …. et à n’importe quel moment de l’année l’académie pourrait les appeler et leur annoncer qu’elle leur a trouvé une place … ?
    Mais où sont-ils ces gens, dont jamais personne n’a entendu parler ?

    Car ce n’est pas comme cela que les choses se passent.
    Un enseignant arrive sur une classe à la rentrée :
    – soit en venant d’un autre département, cela se décide en mars pour l’année suivante.
    – soit en venant d’une autre école du même département, par mutation, cela se décide en mai/juin pour l’année suivante
    -soit en étant nouvellement recruté par l’académie, à l’occasion d’un concours national qui a lieu en avril pour les écrits et en mai pour les oraux.

    Le calendrier scolaire ne consiste pas seulement à donner les dates des vacances, c’est, pour le personnel de l’éducation nationale, le calendrier de formation, de concours, de recrutement, de mutation ( entre départements), de mouvement ( à l’intérieur du département ), de nomination ( à la rentrée), de départ en retraite (à la fin de l’année scolaire).

    Une classe a été ouverte cette année en cours d’année, c’est vrai : c’est un enseignant remplaçant sur le même secteur qui l’a prise. Depuis, tous les replacements qu’il aurait pu effectuer sont devenus des non-remplacements.
    Au lieu de laisser une classe entière de l’école concernée sans enseignant toute l’année, on a privé d’autres classes d’enseignants quelques jours dans l’année.
    Ça reste préférable, mais on ne peut pas s’en satisfaire ni en faire une norme de fonctionnement.

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  14. Les équipes municipales ont  » l’intention de faire baisser les seuils  » , et c’est tout à leur honneur : ce faisant, elles veillent aux bonnes conditions d’apprentissage des petits Fresnois.Toute la communauté scolaire est solidaire de cet objectif.
    La question reste de savoir si des décisions prises aussi tardivement par les équipes municipales, alors que tout le reste de la communauté scolaire les alerte depuis très longtemps, vont permettre d’atteindre l’objectif visé.
    Tout le monde le souhaite, évidemment. Car dans le cas contraire, ce ne sont pas tant les équipes municipales qui ont quelque chose à perdre, mais tout le reste de la communauté scolaire, et les élèves en premier lieu.

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  15. Notre maire a peut être compris le message des urnes? Certes une élection départementale, mais après avoir eu chaud aux municipales, son équipe vient bien de perdre le canton, même juste sur Fresnes les électeurs n’ont pas voté comme depuis 60 ans!

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